Un passage dans les Bauges


Dent d'Arclusaz

Ce matin-là, me voici parti pour les cols de Tamié, de l’Arpettaz et quelques autres montées à proximité d’Albertville. Sauf que la motivation n’est pas là, j’arrive à Chambéry et le temps est très brumeux voire nuageux sur les sommets, alors je modifie le parcours: c’est le massif des Bauges qui m’attire, c’est toujours un plaisir de parcourir ce massif, plutôt varié, et très bucolique; un avant goût du Beaufortain.

D’abord, je monterai le col du Marocaz (958m) puis je redescendrai par le col du Frêne (950m). Ces deux cols, très similaires (altitude, difficulté), sont les deux portes d’entrée du massif coté sud (entre Chambéry et Albertville) si l’on excepte le col de Tamié plus à l’est dont le franchissement nous fera retomber sur Faverges et donc quitter le massif. Certes ils ne dépassent pas 1000m mais ils constituent déjà de sérieux obstacles pour un cycliste qui grimpe par le sud (attention à la chaleur sur ces routes).


Un replat dans un passage encaissé

Le col du Marocaz est accessible par une très belle route, étroite, souvent en parfait état, peu fréquentée lors de mon passage, on pourrait croire que c’est une piste cyclable qui nous mène à un col. La route serpente et offre une vue sur la région dans des pourcentages pas si réguliers et presque toujours forts (un bon 8 km à un peu plus de 8% de moyenne, dont une petite traversée en replat de gorges au milieu de l’ascension). La descente sur l’autre versant est douce et rapide.

Elle m’enmène vers Thoiry pour grimper le col des Prés (1135m) par une petite route panoramique après une courte remontée sur le hameau de Arvey. Le col des Prés est comme tous les cols routiers du massif, un très beau col sur une route aux pourcentages assez sévères. Ce col est très fréquenté par les cyclistes de la région. Le sommet, sur un « plateau » est magnifique surtout en cette période de l’année avec les nombreuses fleurs qui poussent. Ici aussi, la descente est rapide sur le village de Aillon le Jeune. Dans ce village, on peut prendre à droite pour rejoindre le col du Lindar (1187m) en cul-de-sac qui domine le col de Marocaz. On peut aussi continuer tout droit pour s’enfoncer un peu plus dans le massif et tenter par exemple l’ascension qui nous mène à la station du Margériaz (1400m, le Mont du Margériaz culminant quant à lui à 1845m).


Bientôt au sommet du Marocaz

La montée finale ne fait finalement que 6 km (évidemment il faudra parvenir au point bas avant) mais je l’ai trouvée particulièrement corsée avec de forts pourcentages très souvent à 9% et plus de 10%. C’est une montée typique de station, plutôt monotone, avec du pourcentage: une large route en forêt. Très peu de lacets qui constituent des replats, et une deuxième partie d’ascension un peu moins difficile. La pente moyenne sur les 6 km est de plus de 8%, en sachant qu’il y a un bon replat assez long qui annonce la dernière partie beaucoup plus irrégulière. Le sommet, désert à cette époque, est assez plaisant: quelques bâtiments, un immense parking et le calme pour profiter de la vue, de nouveau dégagée sur les sommets.


Un autre coup d'oeil en arrière en allant vers le col du Frêne

La suite est une succession de hameaux, de petites routes champêtres et tranquilles pour ce qui constitue une bonne partie du « Tour du Colombier » (2043m), indiqué parfois sur la route par des pancartes dédiées. Pour boucler la boucle, la remontée sur le col du Frêne se fait dans des pourcentages très faibles mais un peu plus durs dans les derniers hectomètres. Le versant sud propose une belle série de lacets.

 

 


Parcours cycliste 934110 – powered by Bikemap
rédacteur du site
  1. will
    Bien joué. Très jolie boucle. Tu dis que Col du Lindar est une impasse. Tu en es sur?
  2. Bast
    Salut will, Oui le col du Lindar est en cul-de-sac, et pour atteindre le col, et le panneau, la route goudronnée se transforme en piste à cailloux dans les tout derniers mètres comme je l'explique dans mon article "Col des Prés et col du Lindar".
  3. Simon
    Une impasse à vélo de route car sinon il est possible de prendre un chemin assez caillouteux qui mène au col de Marocaz et tout a fait faisable en VTT.
  4. Mike
    J'ai grimpé en effet le col de Marocaz en Avril , je voulais tenter le passage , et j'ai donc poursuivi par le chemin forestier ( avec quelques passages hard ) jusqu'au col du Lindar . ça passe ! On peut même ensuite continuer plus haut que le Lindar , jusqu'au chalet de la Buffaz , à 1498m , sur l'arête qui conduit jusqu'à la Pointe de la Galoppaz ... Les Vttistes peuvent même continuer jusqu'au col de la Buffaz , un pue plus bas , à 1439m , puis terminer à pied l'ascension de la pointe de la Galoppaz .
  5. Bast
    Ok merci, donc définitivement le col du Lindar est faisable par le Marocaz. Le chalet de la Buffaz n'est pas cyclable intégralement il me semble. Un peu plus au nord, et par une piste cyclable qui part de Aillon le Jeune, on peut accéder au Col de la Scie 1338m et même poursuivre au Mt Pelat à plus de 1500m. On peut aussi accéder au col via la route-piste forestière qui va du Lindar au gite Morbié. Le col du Lindar donne aussi accès au Col du Pré du Tour (1350m) par un sentier qui semble assez raide au départ. Le Col de la Buffaz (1439m) est de l'autre coté, sur la Galoppaz, mais c'est plutôt du poussage facile, tout comme le Col de Combe Servenne (1292m) à l'Ouest de la pointe de la Galoppaz. Le Col de la Galoppaz (1479m) au sud du sommet est quant à lui plus difficile d'accès encore.
  6. Antoine
    J'avais également fait le Marocaz, très joli col, pas bien haut mais avec quelques bons pourcentages parfois. Au début on a de belles vues sur la Belledonne si je me souviens bien. De manière générale, les Bauges m'avaient vraiment laissé un agréable souvenir.
  7. Bast
    Oui, magnifique vue sur Belledonne et une partie du Beaufortain, j'étais complétement à contre jour donc je n'ai pas pris de photo.
  8. Double J
    De biens belles photos sur des routes épargnées de la circulation. Ces petits cols me replongent dans la semaine passée à Aillon le Jeune en Aout 2012. Je confirme la raideur de l'accès à la station de Margériaz, ainsi que son ambiance de bout du monde en été.
  9. Bast
    Merci "double J". Un bien beau massif pour faire du vélo, et autres activités sportives. Il me manque pas mal de cols non routiers là-bas.

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