Genève-Lyon


A Genève

Ce matin, je prends le TER pour rejoindre Genève, l’idée étant ensuite de revenir en vélo sur Lyon via un parcours intéressant.
A 11h, je suis encore à Genève, au lieu de filer vers Bellegarde, je fais un petit détour vers le lac Léman, et le jet d’eau.
C’est un peu le symbole de Genève. L’agglomération n’est pas très grande mais il y a de nombreux feux qui ralentissent la progression.

A la fin de la zone urbaine, une longue route rectiligne qui mène droit vers la frontière ou Chancy (route de Chancy) se révèle plus agréable que prévue car une piste cyclable permet de rouler plus sereinement tout en jetant quelques coups d’œil sur la haute chaîne du Jura. Le Rhône est franchi puis je me dirige vers le défilé de l’Ecluse, cluse étroite empruntée par le Rhône entre le Grd Crêt d’Eau et la Montagne du Vuache. Je rejoins donc la nationale qui y passe et qui relie Lyon à Genève, mais la fréquentation est relativement modeste et la difficulté toute relative car si il faut grimper un peu, les pourcentages sont faibles. Après le seul tunnel du parcours, je me retourne pour voir le fort de l’Ecluse, ouvrage militaire à l’histoire riche, construit dans ce lieu stratégique. Cependant, si l’on se contente de suivre la nationale qui nous amène sur Bellegarde, on reste un peu sur notre faim c’est pourquoi il peut-être intéressant de s’écarter un peu pour se rendre aux ruines du château de Léaz. Leur situation offre un magnifique panorama sur le défilé, mais aussi sur le Bugey au loin, dont le plateau de Retord que nous grimperons plus tard dans ce trajet.

Revenu sur la nationale, la pente est cette fois descendante jusqu’à Bellegarde, aux portes du Parc Naturel Régional du Haut-Jura et de la Haute Chaîne au Nord, et au pied du Bugey, le Jura du Sud. Je me dirige vers le Bugey pour l’ascension du col de Cuvéry. Il s’agit là de la principale difficulté de la journée, avec son altitude de 1170m que l’on atteint en 14 kilomètres pour un peu plus de 800m de dénivelé. C’est une belle montée, régulière. Avant le col, à un peu plus de 1000m, se trouve une table panoramique à ne pas manquer car le panorama va du Grd Crêt d’Eau aux Alpes et bien sûr le Mt Blanc. C’est pourquoi pour une telle sortie, il est préférable de privilégier une journée de grand beau temps à l’horizon.

Se hisser au sommet du col de Cuvéry, c’est se hisser au plateau de Retord, et plus généralement sur le plateau du Bugey, l’un de ces paradis pour cyclistes (et pour skieurs) que propose la région. Une fois là-haut, les petites routes serpentent au milieu des alpages, des forêts et je traverse quelques villages paisibles mais vivants pour passer par le col de la Cheminée (925m), le col du Cruchon (903m) puis le col du Cendrier (793m). J’ai vraiment apprécié la descente du col du Cendrier, petite route étroite en forêt, puis dans les vignes, c’est une route à faire.

Une fois au pied du col du Cendrier, j’en termine donc avec le Bugey et me dirige vers les Dombes (ou plus exactement la Dombes), où le terrain est dès lors tout plat, ou presque. On trouve des routes presque désertes, et je passe à coté de quelques étangs (il y en a plus de 1 000 dans la Dombes), cette région est la première région française productrice de poissons d’étang, y sont récoltés annuellement 1 500 tonnes de carpes, tanches, « blancs », et brochets .

En arrivant sur l’agglomération lyonnaise, une bonne idée, je pense, est de monter au Mt Verdun par Poleymieux par exemple, cela corse un peu le tracé et c’est une belle montée (un peu plus de 7 kilomètres). Ensuite, il suffit presque de se laisser glisser sur Lyon.

 

Col du Verdun, descente du Mt Verdun, au fond les Mts du Lyonnais et le Pilat

rédacteur du site
  1. Toto63
    Ca y est ! Tu fais maintenant des parcours qui ressemblent au TDF ! Tu as fini au sprint ? ;-)
  2. PhilippeF
    belle idée, beau parcours !
  3. Bast
    Merci Philippe, ça change un peu des parcours en boucle ou exclusivement montagneux. Toto63, je n'ai pas terminé au sprint mais c'est vrai que cela ressemble à une étape dont seul le Tour a le secret: la montagne au milieu et l'arrivée au sprint. Sauf que là, j'ai mis une côte de 7 kilomètres juste avant l'arrivée (un peu comme celle de Pramartino cette année avec l'arrivée à Pinerolo) et je suis certain que Cavendish and Cie ne passeraient pas le Mt Verdun avec les meilleurs en fin d'étape. Peut-être une étape pour Gilbert ou Valverde.
  4. cbandiera
    bravo belle balade vous pouvez suivre au plus pres le rhone par la via rhana claude
  5. Bast
    Oui, à essayer une fois. Les avancées pour "la" piste cyclable Léman - Méditerranée sont longues...
  6. Marck
    J'aimerais savoir combien de temps avez vous mis, de geneve a lyon ?
  7. Bast
    Marck je ne peux pas répondre à la question, je dirais une bonne demie-journée.
  8. Pingback: » Un petit tour en pays bugiste

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