Creux du Loup – Pilat

14/10/2011- Pour cette sortie dans le Pilat, mon idée était de passer par presque tous les cols que je n’avais pas franchi en vélo. J’avais l’intention par la même occasion de passer au point culminant du massif, le crêt de la Perdrix, à 1432m d’altitude, et qui offre une vue à 360° sur la région. Malheureusement, le temps n’était pas vraiment de la partie.

D’abord, le premier col est la Croix du Perthuis (794m). La montée par le nord est routière (par l’institut rural), sauf le dernier kilomètre sur une piste facile. Il y a durant cette montée quelques parties bien raides. Au sommet, je redescends sur l’autre versant pour traverser le village de Rochetaillée et continuer à monter par la route St-Etienne-Le Bessat (Croix de Chaubouret). Les pourcentages ne sont pas très élevés, la circulation assez importante. Je passe au col de la Barbanche (1040m), puis bifurque à droite pour changer de route et passer au village de Tarentaise (1085m) avant de descendre un peu jusqu’au pont Souvignet (955m). Là-bas, une montée assez facile en forêt m’amène aux 4 derniers kilomètres du col de la République (1161m), sur la route fréquentée reliant St-Etienne à Annonay.

Le col de la République ou col du Grand Bois est le premier col à plus de 1000m à avoir été franchi par le Tour de France. C’était en 1903, lors de la 2ème étape, Lyon-Marseille. Le Tour y revint en 1904 mais plus de cent spectateurs perturbèrent la course en déposant des clous sur la route pour favoriser Antoine Fauré, un Stéphanois, les favoris furent aussi frappés et menacés de mort si ils ne laissaient pas Fauré gagner. Le Tour ne reviendra au col de la République qu’en 1950.

Un peu en contrebas du col, je prends une piste totalement cyclable (piste de ski de fond en hiver) qui traverse le Grand Bois, franchi le Creux du Loup (1276m), et rejoint le col de la Croix de Chaubouret (1201m). Le soleil n’était déjà pas très visible, en arrivant à la Croix de Chaubouret, il est devenu inexistant; des nuages glissent sur les sommets alentours, il fait froid et le vent souffle. Baisse de motivation, je n’ai plus l’envie de monter au crêt de la Perdrix et de descendre par des sentiers dont j’ignore si ils sont totalement praticables et quel temps il faudra pour le reste du tracé, de plus la visibilité est très mauvaise. Nous arrivons à une période de l’année où, sauf rares exceptions, le temps est très frais en montagne lorsque le soleil est masqué.

Je décide de redescendre sur St-Chamond par la route, c’est une portion bien agréable du Pilat, et de bonne difficulté en montée qui plus est.

rédacteur du site
  1. Vincent-P
    Sympa l’anecdote sur le tour... Comme quoi, les abruti qui jonchent les routes du tour aujourd'hui sont en fait moins c... qu'avant!... Il est toujours surprenant de voir à quel point un enjeu qui en réalité n'est pas le noter peu mettre les gens en groupe dans un état de débilité avancée! J'ai tendance à bouillir devant la télé quand les mecs courent ou touchent les coureurs en plein effort. Contador est peut être contesté sur un certain nombre de choses (héhé...) mais y'a un truc avec lequel je suis d'accord, c'est le pain qu'il a mis à un type dans l'Alpe cette année. Bon sinon, encore un tour intéressant dans la région de mon frangin... Je note!
  2. Bast
    L'effet de groupe doit jouer un rôle non négligeable... Personnellement, je suis presque surpris qu'il n'y ait pas plus d'incidents pendant le TDF, vu le nombre de spectateurs présents, et l'accessibilité aux coureurs (avec un spectacle gratuit), ça se passe très bien et les suiveurs sont plus dangereux que les spectateurs.
  3. Vincent
    Cette année t'a donné raison en effet pour ce qui est du danger des suiveurs... malheureusement.

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