Col des Gondrans

Montée des Gondrans

13/08/2012 – Simon – Partis à Briançon, cité de Vauban, pour quelques jours de vacances cycliste, nous ne pouvons résister à l’envie d’enfourcher nos vélos à peine arrivés. Il est déjà 18h, mais le soleil est encore haut dans le ciel. Il fait bon, l’air est agréable, c’est vite décidé nous allons faire l’ascension du col des Gondrans. Ce col est situé sur une ancienne route militaire, dont le départ se fait un kilomètre après Briançon sur la route du col de l’Izoard.

Petit tunnel dans les premiers kilometresComme pas mal de cols du coin, ce n’est pas un col facile et dès le départ les pourcentages se font rudes. Plus de 7,5 % dans les premiers kilomètres. Néanmoins, la route est en bon état, le goudron est parfaitement cyclable dans les premiers kilomètres. Puis petit à petit cela va se gâter. On alterne les passages parfaitement goudronnés avec des portions de routes entièrement non revêtues. La route, non entretenue, se dégrade d’année en année. L’intérêt militaire déclinant, le gouvernement ne voit plus vraiment l’intérêt d’entretenir ces routes de montagne qui font le bonheur des cyclotouristes. Après quelques kilomètres on arrive au fort d’Anjou, nommé en l’honneur du Duc d’Anjou Charles Philippe d’Orléans. Ce fort est désarmé depuis la guerre de 1870.

Peu après, on passe sous deux « tunnels » rocheux, puis l’on enchaîne les épingles. Au loin, on aperçoit la route du col de l’Izoard et les sommets enneigés dont le grand pic de Rochebrune.
Au fil des kilomètres, la végétation se fait moins dense et on se retrouve tout à coup au beau milieu des alpages. On sent nettement la différence avec les alpes du Nord, nous ne retrouvons pas là l’atmosphère habituelle et c’est tant mieux. La vue est splendide mais le pourcentage soutenu ne laisse pas trop de place à la décontraction. Puis, soudain au détour d’un virage, un chien atterrit en courant devant nous. Il n’a pas l’air méchant mais on se demande ce qu’il fait à cette altitude au milieu des séracs alors qu’il n’ y a personne aux alentours. Apparemment affamé, il nous suit sur les derniers kilomètres jusqu’à ce qu’il nous semble être le col à 2347m. (Il s’avèrera après vérification que nous sommes passés à quelques dizaines de mètres du col des Gondrans. Tant pis, cela nous donnera l’occasion d’y repasser.)

Le fort du Janus se détache dans la pénombre ; accroché à son pic il nous semble imposant et tellement attrayant, la vue de là haut doit être splendide. Malheureusement, l’obscurité gagne du terrain et nous renonçons à nous y engager.
Du coup, nous prenons la piste en direction du col des Cochettes, côté cyclable. Après un peu plus d’un kilomètre environ et une légère descente caillouteuse, nous arrivons au col situé à 2261 m d’altitude. On se retrouve au milieu de baraquements militaires.

Réparation dans la montée

Gondran, notre chien abandonné, nous emboîte le pas. Il a flairé l’odeur des biscuits et il suit les vélos à quelques mètres de distance. L’obscurité se faisant de plus en plus présente et étant bien sûr partis sans lampe, nous abandonnons la variante jusqu’au col du Pas du Loup à 1945m. Du col de la Cochette, nous prenons une piste forestière qui va nous emmener tranquillement jusqu’à la route du col des Gondrans.

Dans l'ascension du col des Gondrans

Nous essayons de ne pas trop forcer l’allure pour être sûr que Gondran nous suive. De plus, la visibilité étant réduite nous faisons attention aux obstacles qui pourraient se présenter. Rouler de nuit est une expérience totalement différente. Les sens sont en éveil, le moindre son attire notre attention, la sensation de vitesse est décuplée, ça en serait presque grisant.
Arrivés sur la route, Gondran nous suit toujours. Nous arrivons dans le centre de Briançon, lorsqu’il décide soudainement de nous fausser compagnie. Bonne route l’ami.

Ce qu'il nous semblait être le col des Gondrans

rédacteur du site
  1. Bast
    Profil Montee des Gondrans
  2. bosses21
    Salut Bast (et Simon), Génial votre balade pour un col de plus de 2000 m ! Entouré d'un zest de mystère, vous nous avez encore émerveillé avec la découverte de ce col un peu inédit. Quand on regarde la carte Michelin, c'est bourré de forts qui doivent être assez insolites et on peut voir aussi que c'est une route militaire (circulation automobile interdite). Par contre IGN devra revoir son tracé par rapport à l'état de la route (le site GPSies est plus fidèle avec les pointillés pour la partie finale). Et le chien (curieuse histoire), c'est incroyable de l'avoir redescendu de si haut, mais qu'auriez-vous fait s'il vous avait suivi jusqu'à votre lieu de villégiature ? Vous l'auriez adopté ?! A bientôt et ce fut un énorme plaisir d'avoir lu ce nouvel article.
  3. Bast
    Salut Joris, et merci ! Là-bas c'est le pays des forts, il y en a sur pleins de sommets, et donc il y a des pistes militaires qui y mènent. Pour le vélo en montagne, c'est super. Pour compléter un peu le récit de Simon, la route est, selon moi, praticable avec un vélo de route. Je n'ai pas le souvenir comme il l'a indiqué qu'il y a certaines parties totalement non goudronnées. Il y a surtout des courtes portions (quelques mètres) qui sont "granuleuses", on voit que le goudron aurait besoin d'être refait. Ensuite, pour la partie descendante, à partir de ce qu'il nous semblait être le col des Gondrans, c'est une piste/sentier pour aller à la Cochette (où se trouve un fort) et une bonne partie de la descente (on a retrouvé la route principale en cours de descente). Pour résumer, vélo de route ok pour l'itinéraire principal, mais VTC conseillé, surtout si après on veut rejoindre des forts et faire des variantes.
  4. yann
    Grand merci pour ce nouveau récit et ces nouvelles photos réjouissantes ! Encore un nouveau rayon de soleil dans la grisaille de cette semaine en Bourgogne... Bast et Simon ne doivent pas imaginer l'ampleur de l'effet enthousiasmant de leur site ! A part ça, j'ai laissé tomber le vélo de route pour le VTC... Quel bonheur de rouler plus confortablement plus longtemps (moins vite évidemment), de pouvoir emprunter des pistes sans l'appréhension de casser ! Yann
  5. Bast
    Merci Yann ! Le VTC est un bon compromis entre confort et rendement, avec lui tu vas pouvoir élargir tes possibilités de parcours en prenant ton temps ;)
  6. Simon
    Merci beaucoup Yann, ca fait plaisir. On a accumulé beaucoup de retard cet été et du coup il y'a pas mal d'articles à éditer... A peut être à bientôt sur les routes. :)
  7. cestdurlevelo
    Voila une montée qui m'attire depuis plus d'un an et demi... j'attends l'été 2013 pour, cette fois j'espère, arrêter de repousser cette sortie exploration cyclotouriste!!! C'est aussi beau que ce à quoi je m'attendais ! Par contre il va falloir attendre longtemps que la neige y fonde... il a du neiger plusieurs mètres là haut ces derniers mois. J'irai là bas en vélo route, je n'ai ni VTC ni VTT.. je roulerai doucement et pousserai le vélo au besoin sur qques dizaines de mètres... En tout cas merci, les photos sont superbes :)
  8. Bast
    Oui Baptiste, les Gondrans méritent un passage, il y a tellement de montées prestigieuses à faire dans le coin que on y pose pas forcément ses roues. Pourtant c'est la tranquillité assurée et une route sans voiture, c'est bon à prendre actuellement... Avec le vélo de route, tu ne pourras pas monter au fort du Janus mais tu pourras aller quand même jusqu'au col avec un poussage limité. Pour la neige, il y a bien neigé effectivement mais le climat est très doux donc ça peut vite partir (ceci dit vu le temps depuis des mois... je m'avance légèrement ;)

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