J5 : Lac des Chavonnes – Col de Bassachaux

Le Lac des Chavonnes

Le Lac des Chavonnes

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Aujourd’hui, c’est journée de repos ! Encore une ! Il faut dire que nous sommes en vacances, alors on est un peu faignants. Ou presque, il va tout de même nous falloir grimper une partie du col de Prafandaz, puis redescendre en plaine avant d’attaquer le Pas de Morgins par son « ancienne » route puis le col de Bassachaux. Nous dormirons au refuge du col de Bassachaux.

Le départ est un peu plus tardif qu’hier. Nous prenons, comme d’habitude, un bon petit-déjeuner puis sortons autour du lac pour prendre quelques photos et admirer le soleil levant, les nappes de brouillard qui flottent au-dessus du lac, et les pêcheurs (enfin, la scène…). Le ciel est de nouveau parfaitement dégagé et le lieu est d’une grande tranquillité.

Les vélos montés de nos sacoches, nous discutons une dernière fois avec l’un des employés de l’auberge, celui même qui nous avait accueilli le soir dernier. Nous souhaitons profiter de ses conseils quant au meilleur moyen de retrouver la route goudronnée qui nous permettra de rejoindre la civilisation. Curieusement, il ne connait pas précisément l’endroit, ses chemins, sentiers, routes sorties de nulle part… mais ça n’est pas gênant. Nous partons par le sentier qui longe le lac puis rapidement s’en éloignons à travers les hautes herbes. La scène de cyclistes sur route les traversant est originale, Mat part un peu en reconnaissance pour vérifier qu’une route qu’indique la carte du GPS existe vraiment. Et c’est le cas, nous la rejoignons et changeons de chaussures. Cette fois, c’est du goudron jusqu’au bout.

Cette route, utilisée par quelques pécheurs du lac des Chavonnes, nous permet de prendre un peu plus d’altitude et de jeter un dernier regard sur le lac et son auberge. Ensuite, il nous faut descendre à travers bois et alpages jusqu’au Sépey, vers 900m d’altitude. Auparavant, nous franchissons sans effort et dans un cadre superbe un col de la Forclaz dans le village du même nom (1261m) qui mérite le coup d’œil pour ses gros chalets fleuris.

En descendant du lac des Chavonnes

En descendant du lac des Chavonnes

C’est un peu avant le Sépey que débute la montée en cul-de-sac au col de Prafandaz (1544m). Cette montée est assez remarquable, le paysage est superbe, la circulation un peu importante jusqu’à la station de Leysin (1300m), les pourcentages changeants avec des portions raides et un final à 20%. Au sommet, il faut marcher quelques mètres pour rejoindre le point de vue sur la vallée du Rhône et le Léman.

Du col, nous plongeons dans la longue descente pour rejoindre la vallée du Rhône et la petite ville d’Aigle. Prise dans le sens de la montée, la route entre Aigle et le col de Prafandaz est une belle montée hors-catégorie.

Nous tournons un peu en rond dans Aigle pour trouver à manger. Finalement nous achetons à Aigle et mangeons à Monthey après avoir traversé d’Est en Ouest la vallée. Non sans avoir eu à effectuer un arrêt forcé au bord d’un champ de mais pour une crevaison de JP. Il faut dire que juste avant, nous avons pris des routes très secondaires qui s’apparentent plus à des pistes cyclables à l’entretien qui laisse à désirer. En ce qui me concerne, je préfère, de loin, ces routes tranquilles aux routes passantes. J’ai une préférence pour gonfler à une pression assez modeste car il me semble que cela limite le risque de crevaison même si on perd forcément en rendement. Mat ne manque pas de m’apprendre que l’on peut gonfler à 7 ou 8 barres… ;)

C’est à Monthey que débute la montée au Pas de Morgins, col frontière à 1369m. La route peut-être très fréquentée, c’est pourquoi je propose de passer par l’ancienne route qui nous permet de rouler plus sereinement. C’est au lieu Troistorrents que nous prenons cette route devenue secondaire mais toujours entretenue. La montée est sympa et assez corsée jusqu’à ce que nous rejoignons la route principale peu avant la station de Morgins. Les derniers kilomètres sont presque sans difficulté. Le Pas de Morgins était le premier col de la Traversée des Alpes réalisée en 2011 (grimpé par le versant français, plus facile).

Nous basculons ensuite coté français vers Chatel (1191m). C’est le moment de se ravitailler dans la supérette du centre-ville. Nous faisons le plein pour le lendemain et mangeons un peu pour attaquer la dernière difficulté du jour, le col de Bassachaux (1778m). Le col de Bassachaux est un joli col, la route est goudronnée sur son versant Nord seulement. La première partie consiste à remonter dans des pourcentages assez faibles un vallon puis nous arrivons au pied de remontées mécaniques. C’est à cet endroit que la pente devient plus raide mais sans excès, les petites routes raides d’alpages s’éloignent déjà… La circulation est, exceptionnellement, assez importante car une compétition de VTT de descente se déroule ce jour, alors les Vttistes sont remontés en voiture.

Les derniers kilomètres du col sont agréables en cette fin de journée, chacun roule à son rythme et nous prenons le temps à l’arrivée avant d’aller frapper aux portes du gîte. L’endroit est plutôt couru des marcheurs et des touristes qui peuvent monter en voiture jusqu’au sommet. Nous sommes bien accueillis. Le dortoir est presque plein, soit une bonne dizaine de personnes.

La salle à manger est caractéristique des chalets typiques en bois, avec le genre d’ambiance que l’on attend d’un établissement montagnard, assez bruyante, faite de discussions sur les randonnées passées et à venir, sentant les plats de montagnes, et l’éclairage se faisant uniquement avec de petites bougies renforce la sensation de dépaysement. Seul le plat principal, le plat du jour, que l’on a préparé pour nous et qu’il sera embêtant de ne pas prendre pour commander autre chose vue l’heure (selon la serveuse) est un peu décevant car très classique même si bon. Nous rejoignons le dortoir peu avant 23h alors que tout le monde est déjà couché et à la lueur de nos portables. Nous avons demandé à déjeuner avant 7h demain afin de ne pas partir trop tard pour une grosse journée qui nous attend.

Col de Bassachaux
Les propriétaires sont sympas, attention tout de même à ne pas arriver trop tard car on n’attend pas les retardataires et les horaires sont respectés. Dortoir très classique mais propre.

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