J6 : Col de Bassachaux – Annecy

La route du col de la Joux Verte par les Lindarets

La route du col de la Joux Verte par les Lindarets

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Aujourd’hui est le dernier jour de notre périple. La journée s’annonce longue et indécise. Longue car il y a quelques belles difficultés sur le parcours, et indécise car nous devrions rejoindre Annecy mais en consultant les horaires de trains, nous nous apercevons que la gare est très mal reliée à Lyon. En effet, il faut passer par Chambéry avec une correspondance et le trajet dure 2h43. Si bien que nous nous demandons si nous ne devrions pas rejoindre Genève ou Culoz après avoir grimpé au plateau des Glières, dernière grosse montée du jour. Finalement, nous resterons avec notre idée de départ, ce sera Annecy.

Nous nous levons assez tôt, vers 6h00, tout le monde dans le dortoir est encore endormi sauf un anglais qui profite de notre demande d’avoir un petit-déjeuner matinal pour pouvoir partir lui aussi randonner, il fait un périple dans les Alpes françaises, seul avec son sac à dos.

Nous disons au revoir au gérant de l’auberge du col de Bassachaux qui nous offre une barre chocolatée chacun, nous devrions en avoir besoin même si nous avons fait le plein de bonbons hier à Châtel. Je prends quelques conseils car les premiers kilomètres consistent à rouler sur une piste assez cyclable en vélo de route puis à descendre par des pistes de ski jusqu’à atteindre la route du col de la Joux Verte (1760m). Nous mettons ¾ d’heure pour aller du col de Bassachaux à la route de la Joux Verte à 1496m. La piste de ski est raide et nous oblige à marcher. C’est une première pour JP et Mat un séjour avec quelques portions non goudronnées en vélo de route. Mais cela se fait bien.

Arrivée de Mat au col de la Colombière

Arrivée de Mat au col de la Colombière

Arrivés sur la route, nous n’avons pas à trop forcer pour arriver au col de la Joux Verte, la route est roulante et nous croisons un groupe de cyclistes étrangers qui eux descendent à toute allure. La photo traditionnelle prise au panneau du col, nous nous élancons dans la grande et belle descente jusqu’à Morzine. Nous y croisons de nombreux cyclistes, le contraste est assez important avec les jours précédents et nos passages dans le Jura et les Alpes Bernoises. Nous revenons désormais dans les cols mis en valeur par les courses cyclistes. Le col de Joux Plane en est un bon exemple. C’est l’un des cols rendus mythiques par le Tour de France, c’est là par exemple que Armstrong avait été lâché par Virenque puis Ullrich en 2000. Cela semble une autre époque, et pourtant… Nous attaquons le col par son versant le plus facile. Il s’agit de monter environ 11km pour 700m de D+. La pente est irrégulière, parfois à plus de 10% parfois même descendante. Nous passons au col de Ranfolly (1656m) qui marque presque la fin des difficultés. Arrivés à Joux Plane, la vue sur le Mt Blanc est belle et l’endroit est touristique avec beaucoup de cyclistes qui montent principalement par le versant que nous descendons, c’est le plus dur et celui emprunté en montée par le Tour. Pour les puristes, nous ne comptabilisons par le col de Joux Plane car celui-ci se trouve en réalité plus haut que la route, à 1712m. Nous ne dépassons pas 1691m en restant sur la route.

La descente est rapide dans la vallée de Samoëns, nous passons à Morillon où Mat et moi perdons JP. Heureusement, nous le retrouvons rapidement puis continuons rapidement vers Chatillon-sur-Cluses (petite montée) et Cluses après une bonne descente. Cluses est une petite ville assez animée, comme l’était Morillon, la circulation est plus intense. Je regrette déjà nos passages dans le Haut-Jura, au Chasseron, ou dans les Alpes Bernoises et tous ces cols où nous sommes passés.

Le regret ne reste pas longtemps. Nous mangeons tranquillement à Cluses puis attaquons l’un de mes cols préférés : le col de la Colombière (1613m). Ce col est long avec plus de 16 km et 1100m de D+. La première partie est assez roulante lors de la remontée d’un vallon boisé qui nous amène au village du Reposoir et 3kms de replats. La deuxième partie est plus dure aves des kilomètres entre 8 et 10%. Le paysage est magnifique sur les derniers kilomètres et l’on aperçoit le col longtemps avant d’y parvenir. Ce col est très bien marqué et l’arrivée est un soulagement car le dernier kilomètre est le plus dur. Mat arrive en haut avec le dos détruit, résultat du sac à dos et de l’enchaînement de longues journées de vélo. JP suit un peu plus loin toujours sans broncher.

La route du plateau des Glières

La route du plateau des Glières

Le col est très fréquenté par les randonneurs et la terrasse du restaurant est comble. Nous décidons de descendre vers le Grd Bornand pour s’arrêter sur une terrasse et boire un coup. Finalement, la descente est très longue mais tout est fermé à 13h… Et nous arrivons vite au pied de la dernière grande difficulté, le plateau des Glières (1425m). Un ravitaillement express assis sur la route, et nous voilà partis pour l’ascension. C’est une route forestière ancienne, avec un rendement très moyen et surtout des pourcentages élevés et réguliers. La montée n’est vraiment pas à sous-estimer, nous sommes tous heureux d’arriver en haut où nous prenons le temps de déguster sur une belle terrasse que nous avons enfin trouvée, une tarte aux myrtilles excellente pour moi, et des glaces pour JP et Mat.

La suite consiste à rouler un peu sur le plateau parfois sur une piste non goudronnée mais sans gros problème en vélo de route. Il y a pas mal de randonneurs et le lieu est connu aussi pour son histoire lors de la Seconde Guerre Mondiale.

Après la descente, nous prenons une petite route de Thorens-Glières à Annecy via Aviernoz et Nâves-Parmelan, elle est loin d’être plate et recèle quelques petites côtes qui peuvent être lassantes en fin de parcours. Nous plongeons dans le tumulte annécien et rejoignons la gare où nous prenons le train pour Chambery et la Part-Dieu. C’est toujours un moment particulier car c’est le vrai retour à la civilisation, sur un vélo, nous pouvons traverser des villes mais sans vraiment interférer avec les autres. Là c’est différent, tout se calme, les gens nous regardent parfois bizarrement avec nos vêtements de cyclistes, nos sacoches… Arrivés à la Part Dieu, nous faisons quelques derniers mètres à vélo puis nous nous disons au revoir. C’est la fin de ce beau voyage itinérant.

rédacteur du site
  1. bosses21
    Salut Bast,Merci à toi (et à tes sympatiques compagnons de route) pour ce beau voyage et ces photos toujours aussi belles ! Je t'enverrais quand même une facture pour les 10 boîtes de kleenex que j'ai du m'enfilées paske j'arrêtais pô de pleurer ! Le Col des Glières doit être une tuerie quand on voit la photo du lacet !
  2. Bast
    Salut Joris, à mon tour de te remercier pour tes messages toujours agréables à recevoir. Le col des Glières est bien pentu, un col comme on les aime ici ... ;)

  3. Idris
    Salut Bast, vraiment un voyage magnifique et très bien raconté. C'est un plaisir de te lire. Et félicitations pour cet enchainement des étapes et des difficultés dans chaque étape!
  4. Bast
    Hello Idris, merci pour ton message sympa. Et toi, ça te dirait pas de faire ce type de séjour cyclotouriste ?
  5. Idris
    Ah si si ça me dirait beaucoup!! Faut juste que je puisse avoir des congés^^ J'adorerais faire la traversée des Pyrénées d'Ouest en Est!

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