J2 : Tour du lac de Serre-Ponçon

Tour du lac de Serre-Ponçon

Tour du lac de Serre-Ponçon

Pour cette deuxième journée Pacsienne, un nouvel élément s’ajoute au peloton, c’est Romain, ardent défenseur de la SNCF (peut-être parce qu’il y travaille) que Mat va chercher à la gare de Gap.

Nous nous retrouvons vers 14h pour débuter le Tour du Lac de Serre-Ponçon. Ce lac artificiel a une superficie de 28,2 km², ça ne vous parle pas beaucoup ? Alors disons que c’est un grand lac. A l’altitude du col de la Luère (environ 720m), il est vraiment très esthétique niché autour de montagnes relativement arides.

Nous débutons au Lauzet-Ubaye, à l’extrême Sud-Est du lac. Une descente nous permet d’arriver au bord du lac dont nous ferons le tour dans le sens inverse des aiguilles d’une montre. Cela doit nous permettre de grimper le versant le plus difficile du col de Pontis puis de grimper également la côte de St Apollinaire.

Arrivés rapidement au pied du Pontis (1 301m), un employé de l’ex DDE nous indique qu’il est interdit de monter car ils font des travaux. Un couple de cyclistes descend au même moment et me fait penser que cela ne doit pas être difficile de passer… Mais nous respectons le travail des ouvriers et abandonnons l’idée de monter au col. Pour moi c’est une petite déception car c’est un col fameux de la région et j’avais bien envie de l’ajouter à ma collection. Nous le montrons 2 jours plus tard en voiture et c’est une superbe petite route sinueuse et très raide sur un goudron de médiocre qualité avec de belles vues sur le lac.

Ne pas faire le col de Pontis nous a finalement permis de découvrir une autre belle route, qui grimpe bien elle aussi pour atteindre Sauze du Lac, et qui longe au plus proche le lac. Nous faisons une pause pour nous regrouper aux Demoiselles Coiffées puis repartons sur une route désormais au profil descendant et avec un peu trop de voitures et de camions jusqu’au village de Savines le lac.

C’est peu après Savines que les choses se corsent. Une belle côte d’environ 400m de dénivelé avec les pourcentages importants, le goudron fondu et les paysages panoramiques nous amène à 1 200m d’altitude au village de Puy-Sanières. C’est alors que nous redescendons de nouveau sur les bords du lac pour réattaquer une autre côte plus difficile encore.

Nous ne nous contentons pas de faire le tour du lac sans grandes difficultés mais l’idée est aussi de durcir le tout avec principalement la côte de St Apollinaire (environ 470m de D+ avec passages supérieurs à 15%). Les suiveurs attentifs du Tour de France doivent se souvenir de cette côte. Personnellement elle m’avait beaucoup plu lors du Tour 2003 et beaucoup de commentateurs et de cyclistes avaient été surpris. C’est dans cette côte que les favoris s’étaient (un peu) attaqués malgré l’arrivée lointaine à Gap. Cette étape est restée plus fameuse pour la côte suivante, la côte de la Rochette, qui est moins difficile mais où dans la descente Beloki tomba et abandonna (ce fut, pratiquement, la fin de sa carrière) et Armstrong coupa à travers champs.

La côte de St Apollinaire nous permet de passer en peu de kilomètres du lac au village de St Apollinaire à 1 200m d’altitude. La route, peu ombragée, est de qualité moyenne (comme souvent dans la région) et elle est de plus en plus raide jusqu’à l’arrivée au village et son superbe point de vue sur le lac. C’est vraiment une belle difficulté qui avait été classée en 2ème catégorie à l’époque et qui désormais serait, à mon avis, classée en 1ère.

Au sommet du Morgonnet - 2 jours plus tard

Au sommet du Morgonnet – 2 jours plus tard

Après une bonne pause au sommet, nous repartons désormais en descente vers Chorges pour arriver au pied du col Lebraut (1 110m), une montée de moins de 300m de dénivelé sur une route large assez peu pentue. Les bidons remplis, chacun grimpe à son rythme. La pause effectuée au sommet accompagnée de la photo de panneau, nous nous lançons dans une nouvelle descente avec de belles vues sur le lac encore une fois.

Nous arrivons alors à proximité du barrage du lac, le plus grand d’Europe et d’une hauteur de 129m. Une pause pour observer l’ouvrage, il faut repartir car le temps passe et il reste encore des kilomètres avant d’arriver. La route du retour est une route un peu plus fréquentée, c’est la route principale pour longer le Sud du lac et cela n’a l’air de rien sur une carte mais elle n’est pas plate du tout, avec par exemple une bonne côte de plus de 350m de dénivelé. La nuit commence à tomber et nous décidons de nous séparer. Je pars devant avec Romain qui a un bon niveau (il avait fait la veille un triathlon à coté de Vienne) et nous laissons Mat et JP pour prendre de l’avance et commencer la cuisine.

A 23h passées, nous sommes tous autour de la table pour manger une bonne tartiflette (et un autre plat similaire mais avec du jambon à la place du lard, spécialité de Mat ; ce n’était pas terrible).

Au sommet du Morgonnet - 2 jours plus tard

Au sommet du Morgonnet – 2 jours plus tard

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  1. Bosses21 / Alpes4ever
    Salut Bast !Ton tour du Lac de Serre-Ponçon me rappelle de beaux souvenirs (2005), j'en avais fait une partie avec un cyclo rencontré au camping. Il m'avait dit qu'il allait me faire découvrir une belle côte : je ne connaissais pas du tout le coin et c'était la côte de St-Apollinaire ! La dernière rampe est terrible, j'y ai presque laissé mes poumons ! Nous avions poursuivi notre montée jusqu'au petit Lac de St-Apollinaire à 1460 m.
  2. cestdurlevelo
    Qu'est-ce que c'est beau!!!! Tes photos sont encore plus belles qu'avant; as tu changé d'appareil photo? Ou utilises tu des filtres? C'est vraiment magnifique !Et puis le parcours est ardu aussi... même si ça semble plus simple que celui de la veille avec la boucle des 3 cols à +2000m d'altitude!!!
  3. Bast
    @ Joris : oui, très dure la côte de St-Apollinaire, à faire ! Et pour le lac, j'y serais bien monté, on a vu le panneau !

    @ Baptiste : Merci. Oui j'ai changé d'appareil et j'utilise des filtres, mais pas systématiquement. Beau parcours à faire, on peut corser en empruntant les routes balcons autour du lac. Et cela change des parcours plus classiques avec enchainement de cols.

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