J3 : Des cols au sud du lac de Serre-Ponçon

Dans la montée au col St-Jean

Dans la montée au col St-Jean

03/03/2014 – Cette journée est une journée plus tranquille, j’avais prévu un parcours de plus de 200 kms avec de nombreux cols au sud du lac de Serre-Ponçon en passant par Digne et Sisteron (et avec le dénivelé qui va bien…) mais le groupe n’est pas trop motivé par se lever tôt et pour revenir tard.

Nous revoyons donc les ambitions à la baisse et je propose un autre parcours plus petit mais qui devrait bien nous occuper malgré tout.

Nous partons de la route qui contourne le lac par le Sud pour grimper au col St-Jean à 1 333m. La route est large, la vue sur le lac jolie, les pourcentages très modestes. C’est facile. Au sommet, nous prenons une petite route, la D207, qui nous permet d’aller au village de Seyne. A Seyne, nous montons sur une forteresse Vauban qui domine la ville, le coin est chouette.

Le col suivant, le col du Fanget (1 459m), propose quelques kilomètres assez raides. La route est paisible, la montée est vraiment agréable et chacun monte à son rythme sur cette courte portion. Je fais quelques photos et nous nous retrouvons au sommet pour manger (encore une pause longue). Le temps n’est pas excellent, quelques gouttes tombent même. La descente du col du Fanget par Anzet est assez spéciale, raide au début, la route me parait être l’une de ces routes du bout du monde que l’on rencontre parfois en faisant du vélo dans des lieux reculés. Anzet est un village minuscule, c’est ici qu’un cycliste que je lisais lorsqu’il tenait son Blog s’est installé quelques mois en tant que boulanger avant de revenir chez lui du coté de la vallée du Rhône et de l’Ardèche. Il a arrêté son Blog que j’appréciais lire, autant parce que ses réçits étaient emprunts d’esprit de compétition mais aussi d’esprit contemplatif que parce que ses parcours était toujours bien tracés et variés. Beaucoup de qualités que l’on ne retrouve que peu. En passant à Anzet, je me demande le cheminement qui l’a mené ici, si loin, dans un village certes dans une très belle région, mais dont j’imagine que même une boulangerie peut peiner à survivre.

Cette superbe portion prend fin lorsque nous rattrapons la D900. La D900 relie Digne les Bains au lac de Serre-Ponçon par le col du Labouret, le col de Maure, Seyne et le Col St-Jean. Nous laissons sur la droite le Labouret pour monter au col de Maure, un col facile, nous roulons à bonne vitesse. Au sommet, de nouveau une pause longue, nous discutons avec d’autres cyclistes.

La discussion prend fin et nous nous lançons dans la descente. Jusqu’à maintenant nous voyions les averses mais jamais nous étions vraiment passés sous l’une d’elles. Cette fois c’est le déluge, la descente se fait de manière prudente jusqu’à Seyne où nous nous arrêtons à l’abri à coté d’un groupe de jeunes du village qui s’ennuient, alors pour passer le temps il y en a un qui essaie de rentrer avec sa 205 sous l’abri, et comme l’abri ne fait pas plus d’1m50 l’avant de la voiture percute forcément le mur. Comportement étrange. Nous attendons un moment dans l’abri, heureusement (ou pas), nous sommes bercés par une douce musique, en particulier par la chanson « j’ai bu dix packs » (rap français). A ce propos, avis de recherche : quiconque nous retrouvera le vrai titre de la chanson sera récompensé (Premier prix : une barre de céréales lors d’une sortie commune).

Quelque part non loin de la route du col des Fillys

Quelque part non loin de la route du col des Fillys

La longue pause à Seyne prend fin alors que la pluie se calme. Nous en profitons pour aller monter le dernier col de la journée, le col des Fillys (1 322m), ou col de la Syphilis. La petite route qui dessert ce col est très plaisante. Nous n’en profitons qu’à moitié car la pluie reprend. Nous nous abritons de nouveau, longuement, dans un village, Villaudemard. L’arrivée au col et la photo prise, la route descend puis remonte à peine, nous passons le col de Charamel. Dans la descente, un chien commence à nous suivre. Il est en pleine forme, hyper endurant et rapide. Il ne nous lâchera pas jusqu’à la voiture soit 10 km avec nous. Il veut même monter dans une voiture. Nous repartons en le laissant seul sur le parking ce qui nous inquiète un peu car le retour chez lui sera dangereux avec cette route fréquentée par les camions.

rédacteur du site
  1. bosses21
    Belle balade dans une région totalement méconnue. Belles photos comme d'hab. Encore un chien qui te file au train ! Après celui des Gondrans, ça devient récurrent, t'as pensé à ouvrir un centre d'accueil pour toutous !?
  2. Bast
    Tiens j'avais mis 2 fois les mêmes photos, je viens de corriger.
    Joris, je vois que tu te souviens du chien des Gondrans (c'était le même genre), tu devrais aussi savoir que dans quelques articles, en particulier, dans le Massif Central, j'exprime mon rejet des chiens ! Il y en a des sympas mais alors ceux qui nous courent après c'est infernal. C'est à cause d'eux que je roule pas plus dans le Cézallier par exemple qui est pourtant une région parfaite pour le vélo. Alors l'ouverture d'un centre d'accueil, non merci !! ;)
  3. Idris
    Heureux de découvrir ces paysages. Ta photo du vélo sous les nuages noirs est superbe!Les chiens qui se mettent à courir derrière c'est pas le plus agréable, on ne sait jamais ce qu'ils ont dans la tête...
  4. Bast
    Merci. Les chiens quand on est sur un vélo c'est vraiment pas le top, heureusement celui-là était gentil (mais sur la Nationale c'était dangereux d'ailleurs un camion a klaxonné mais on y pouvait rien !).

Laisser un message

*

captcha *