J4 – Colle di Sampeyre

En descendant le Sampeyre

En descendant le Sampeyre

Après un bon petit déjeuner à l’hôtel, nous rangeons tranquillement nos maigres possessions et intercalons les affaires de la veille encore trempées entre quelques feuilles de la Stampa. (Note pour la prochaine fois : toujours avoir du papier journal dans les sacoches) Malheureusement, sur le point de partir, les nuages s’amoncellent et une averse éclate. Dès qu’une accalmie se présente, nous nous élançons sur les pentes du colle di Sampeyre (2284m. Pas d’échauffement pour aujourd’hui, nous attaquons directement la pente, qui est rude et souvent supérieure à 8% dans les premiers kilomètres. Des lambeaux de brouillard stagnent sur les sommets alors que quelques rayons de soleil intermittents effleurent la cime des pins qui nous entourent. Nous montons calmement, à présent habitués à l’effort et admirons les quelques vues éparses sur le val Maïra.

Nous pensons passer à travers les gouttes quand celles ci se déclarent à mi pente. Nous nous abritons sous le porche d’un chalet dès que la pluie se fait plus drue. Optimistes, nous nous disons que cela ne saurait durer très longtemps. Nous attendrons au total près d’une heure. Finalement, ayant aperçus le signe d’un refuge (rifugio meira garneri) nous nous y rendons, avec l’espoir d’un bon chocolat chaud. Le temps passant rapidement, nous y mangeons également : polenta au fromage pour moi, hamburger pour Bastien et tartes aux myrtilles en dessert pour tous les deux. C’est finalement l’estomac plein que nous repartons pour les derniers kilomètres jusqu’au col. Quelques photos au sommet où le vent glacial nous force à bien nous habiller et c’est parti pour la descente sur Elva.

Au col fait pas chaud

Au col fait pas chaud

Au croisement, nous prenons à droite, et c’est avec beaucoup d’impatience que nous nous engageons sur cette route sur laquelle j’ai lu tant de choses. La descente sur le hameau d’Elva se fait rapidement sur un goudron dégradé par endroits. Bastien a de plus en plus de mal à freiner. Petite pause technique pour resserrer les freins et c’est reparti. Arrivés à une bifurcation, la route est interdite aux voitures et nous allons vite comprendre pourquoi. La route suit une gorge de plus en plus resserrée et passe littéralement au milieu de la falaise. Sur notre droite, on entend le grondement d’un torrent. Nous descendons prudemment, la route étant pleine de pierres et de sable par endroits. Nous traversons plusieurs petits tunnels humides et sans éclairage. C’est vraiment impressionnant et cela nous rappelle les routes très aériennes du Vercors. Arrivés en bas, nous passons les grilles bloquant la route et nous engageons en direction de Ponte Marmora où la pente s’élève à nouveau jusqu’à Marmora.

Dans la descente

Dans la descente

NB : A Elva, ne faites pas comme nous et arrêtez vous dans la petite église romane afin d’admirer les fresques du XVème siècle de Hans Clemer, surnommé le maître d’Elva.

Nous poursuivons sur Canosio où nous nous renseignons auprès de la mairie sur les possibilités d’hébergement. Informés de différentes possibilités d’hébergement dans le prochain hameau (Preit) nous nous attaquons à la dernière difficulté de la journée, les premiers kilomètres du colle del Preit. Et quelle difficulté ! Peut être le col le plus difficile du séjour avec une moyenne supérieure à 7%, et ce en comptant les premiers kilomètres “faciles” depuis Ponte Marmora. A la sortie d’Esichie, la route s’élève rapidement et c’est les jambes bien lourdes que nous atteignons notre hébergement pour la soirée. Simon.

Logement : Rifugio Locanda Lou Lindal. Chambre spacieuse et propre, repas copieux et hôtes sympathiques. A conseiller.

rédacteur du site
  1. cestdurlevelo
    De la pure tuerie, ces photos !! La route a l'air magnifique vraiment... isolée... vertigineuse... perdue.... photogénique quoi :)
  2. Bast
    Merci baptise, oui je crois que tu as un bon esprit de synthèse :)

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