Dauphiné 2016 – Chalmazel

Froome, Contador et Landa

Froome, Contador et Landa

Mardi 7 juin 2016 – Cette année le parcours du Dauphiné est très bon avec dès le prologue une montée inédite très difficile sur les pentes du Mt Chéry aux Gets, puis des arrivées en altitude à Chalmazel, Vaujany, Méribel, Superdevoluy (juste après le passage du superbe et dur col du Noyer). En plus, la quasi totalité des meilleurs coureurs sont présents : les Sky, Contador, Porte, Pinot, Bardet, Martin, Alaphilippe…

Ce mardi, je pars de Lyon où il fait très chaud pour rejoindre le Forez et Chalmazel sous la pluie orageuse. Chalmazel est un village situé sur les pentes des Mts du Forez et sa station du même nom, un peu plus haute à 1114m d’altitude a été désignée comme arrivée d’étape. Au sommet se trouve Pierre sur Haute, 1634m, dont j’ai plusieurs fois parlé sur le site et où il fait bon se ballader à pied ou à vélo. Car autant la route pour arriver à Chalmazel n’est pas très difficile, autant grimper par la route goudronnée jusqu’à plus de 1600m par le col du Béal est une autre paire de manche.

A mon arrivée du coté de Chalmazel, je rejoins « Tom l’Auvergnat », habitant Clermont-Ferrand, nous sommes à mi parcours d’un Lyon-Clermont.

1ère étape : le repérage de l’arrivée

Comme tous les favoris sur les étapes clés, nous commençons par repérer les lieux de l’arrivée : le pourcentage, le monde, le podium, les stars de la pédale etc. C’est qu’il y a beaucoup de monde dans ces 2 derniers kilomètres relativement pentus. Des barrières ont été entreposées, la route est large. Nous patientons un moment là-haut pour apprécier les efforts de cet employé de France Télévisions dont la mission est de ne laisser passer personne derrière Thierry Adam et Laurent Jalabert en train d’introduire la retransmission télé à venir. Ce monsieur aura fort à faire face à plusieurs personnes qui semblent vivre dans un autre monde (ils paraissent tout ignorer du monde qui les entoure en marchant tels des zombies sans se rendre compte de l’attroupement autour des journalistes). Cet employé devra user de son corps en plaquant tel un rugbyman les plus étourdis.

2ème étape : le ravitaillement

A l’arrivée, il est bon de penser à sa survie en milieu montagnard, le ravitaillement s’impose. Dorénavant je prends toujours quelques biscuits et un peu d’eau en partant en cas de tempête de neige sur la route, ou de naufrage par exemple (les médias appellent cela les « naufragés de la route »). Malgré tout, j’essaie dans la mesure du possible de m’approvisionner localement, pour faire marcher ces petits commerces dans la montagne qui doivent peiner à survivre.

Direction le bourg de Chalmazel, il est petit ce bourg. Un café par là, une boulangerie par là-bas, on a fait le tour. Je prends ce qu’il y a, peu de choix mais du très bon choix.

3ème étape : le repérage ou à quel endroit se poser pour voir les coureurs passer

Une fois le repas du soir assuré, la question fatidique : où attendre ? L’arrivée ne nous a pas vraiment convaincue, beaucoup de monde, les bonnes places déjà prises, une vue dans la forêt… Nous décidons de nous poser plus bas, entre le bourg et l’arrivée, avec une belle vue dégagée, non loin de l’ultime côte, sans trop de voisinage.

L’un des avantages du Dauphiné par rapport au Tour ? La route ferme à 16h à proximité de l’arrivée donc nul besoin d’arriver tôt, et d’attendre des heures.

4ème étape : le passage des coureurs

Cette montée n’est pas très difficile, agrémentées de nombreux replats ou petites descentes, elle correspond à une partie du versant Est du col du Béal. Nous voyons donc le peloton principal passer mais beaucoup de coureurs sont dispersés (le dernier coureur finira à plus de 34 minutes du premier). C’est Jesus Herrada qui va gagner.

5ème étape : le monde d’après

Au lieu de repartir chez soi sitôt la course terminée, et cela peut éviter quelques bouchons, nous sommes montés au sommet de Pierre sur Haute. Personne là-haut, le calme absolu et toujours cette superbe vue même si le temps était très mitigé.

En redescendant de Pierre sur Haute vers le col du Béal

En redescendant de Pierre sur Haute vers le col du Béal

rédacteur du site
  1. Bosses21
    Salut Bast, joli petit reportage (même si je n'aime pas les pros) et un sens de l'humour que je ne te connaissais pas ;-) ! Photos très belles comme d'habitude surtout celles de Pierre sur Haute, ça me donne vachement d'y aller !
  2. Toto63
    Bien l'article découpé en étapes, le dauphiné est passé deux fois en 2 ans autour de Pierre Sur Haute, c'est une bonne chose. Et cette année encore il n'y avait que du lourd dans le peloton.En 2014, ils avaient fait le col du béal en entier versant ouest (HC) et Froome, Nibali, Contador avaient fait explosé le peloton.Comme tu le dis, personne pour monter ensuite au sommet (sauf les deux employés de la station militaire) qui mérite largement le détour.
  3. Bast
    Bosses 21 : Merci pour ton passage et pour les compliments, moi j'aime bien les pros, les regarder de mon canapé ou sur le bord de la route j'adore :) Et à Pierre sur Haute c'est top tu devrais y aller faire un tour, il y a pas mal de cols intéressants à faire en plus.

    Toto63 : Oui ces dernières années, ASO a "découvert" le col du Béal, tant mieux ça change. Peut-être une arrivée en altitude au col un jour avec le TDF ? En 2014, Froome avait fait une belle accélération, Nibali était dans les choux...
  4. Idris
    Salut Bast,Article bien sympa à lire !! :) J'aime beaucoup aussi aller voir les courses :)J'imagine que tu vas souvent voir le Tour aussi.De mon côté c'est le Tour et la Route du Sud que je vais voir quasi chaque année. Et cette année, la Vuelta passe dans le secteur :)
  5. Bast
    Salut Idris,
    C'est sûr que tu es bien placé pour les courses cyclistes, comme pour la région Rhône Alpes (Auvergne) les Pyrénées voient pas mal de cyclistes toute l'année. Pour le TDF je vais le voir parfois, cette année je l'ai vu trois fois, je vais faire un article il faut que je le finisse.

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